Dissonance structurelle et sécurité à l'employabilité : Une analyse transdisciplinaire de la tension entre logique comptable et service public au Cameroun
DOI :
https://doi.org/10.55595/lakisa.v6i11.385Mots-clés :
Sécurité à l’employabilité, Dissonance structurelle, Bonheur au métier, Biens dus, SND30.Résumé
Le présent article analyse la « dissonance structurelle » au sein du système éducatif camerounais, définie comme une tension systémique entre la rationalité comptable du New Public Management (NPM) et la mission fondamentale de service public. La problématique centrale interroge la manière dont le cycle de cette dissonance, en substituant la réalité pédagogique à des fictions statistiques et en privant les agents de leurs « biens naturellement dus », conduit à une érosion profonde du bonheur au métier. Cette dégradation du bien-être professionnel inhibe la sécurité à l'emploi des enseignants et invalide, au retour, les prétentions d'émergence économique portées par la Stratégie Nationale de Développement (SND30). En s'appuyant sur une architecture théorique liant A. Giddens (1984), P. Feynie (2010) et C. Bonnet (2020), l'étude démontre que l'insécurité statutaire et la privation de reconnaissance paralysent la réflexivité et le pouvoir d'agir des enseignants. Les résultats révèlent que la restauration du bonheur au métier n'est pas une simple exigence sociale, mais le pivot indispensable pour réconcilier l'éthique du management humain avec les impératifs de productivité nationale.
