Une relecture de Dewey pour une réforme du système éducatif visant le progrès aux Comores
DOI :
https://doi.org/10.55595/lakisa.v6i11.375Mots-clés :
Comores, Échec éducatif, Réforme, Pragmatisme pédagogique, Progrès.Résumé
La compilation des données issues de nos recherches sur l’échec scolaire au niveau secondaire en Union des Comores met en lumière la gravité d’un malaise qui s’accompagne d’un échec éducatif et social. Cet échec entrave l’émergence d’un véritable citoyen, profondément attaché à son peuple. Quelles en sont les causes qui limitent l’école comorienne dans sa capacité à former des patriotes capables de contribuer au progrès de leur nation et comment pouvoir atteindre cet objectif ? L’on est parti de l’hypothèse selon laquelle les contenus et les démarches pédagogiques en vigueur ne s’y prêtent pas. En effet, les premiers résultats, obtenus par une approche mixte, soulignent les lacunes des enseignants en matière de didactiques disciplinaires et de pédagogies actives. De plus, il apparaît que les programmes d’enseignement sont obsolètes et ne valorisent pas l’éducation à la citoyenneté. En conséquence, la recherche prône une contextualisation des programmes en adéquation avec les réalités et les besoins des Comoriens. Ils plaident pour un renforcement des compétences des enseignants en pédagogies actives. Ces deux impératifs constituent le socle du pragmatisme pédagogique de John Dewey. Ainsi, pour espérer réduire l’échec scolaire et former de futurs citoyens responsables, la recherche prône une réforme en profondeur de l’école comorienne en s’appuyant sur le modèle d’école démocratique proposé par Dewey. Ce pionnier de l’éducation nouvelle est l’un des rares pédagogues à avoir su concilier éducation et progrès social, tout ce dont on attend de l’école comorienne.
