Le métier d'éducateur spécialisé au Cameroun : rôle institutionnel et déficit de reconnaissance sectorielle

Auteurs

  • Aimé MBOYANA NDONGO Université de Yaoundé 1

DOI :

https://doi.org/10.55595/lakisa.v6i11.355

Mots-clés :

Éducateur spécialisé, Reconnaissance professionnelle, Dissonance cognitive, Cameroun.

Résumé

Au Cameroun, le métier d'éducateur spécialisé s'est progressivement institutionnalisé pour répondre aux besoins croissants d'accompagnement des personnes vulnérables. Pourtant, un décalage persistant s'observe entre l'importance du rôle confié à ces professionnels et la faible reconnaissance dont ils bénéficient. Cet article se propose d'analyser ce paradoxe en se fondant sur trois cadres conceptuels : la théorie de la dissonance cognitive de L. Festinger (1957, p. 291), le modèle de la fonction alpha et des éléments bêta de W.R Bion (1962, p. 158), et la notion de singularité désarmante issue de la philosophie du Care. L'hypothèse centrale est que ce déficit de reconnaissance résulte d'une configuration où l'absence de cadre légal protecteur, la persistance de représentations sociales disqualifiantes et l'invisibilisation du travail psychique spécifique à l'éducation spécialisée se conjuguent pour produire, chez les praticiens, une dissonance cognitive durable. L'objectif est de construire une grille d'analyse théorique des tensions structurelles qui traversent cette profession en contexte camerounais. L'approche est réflexive et procède par articulation des différents cadres conceptuels mobilisés.

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Publiée

10-07-2026