Approche Pédagogique & Didactique de l’Apprentissage Ecole Traditionnelle en Afrique Noire : Cas de Rite SO des Pahouins au Cameroun

Auteurs

  • Alexandre David MOPONDI BENDEKO MBUMBU Université Pédagogique Nationale
  • Octave MOLEKA BATUMBI Université Pédagogique Nationale

DOI :

https://doi.org/10.55595/lakisa.v5i9.236

Mots-clés :

Recherche, explication, palabre, image, danse, chant.

Résumé

Il est à constater qu’aux indépendances des pays africains au sud du Sahara, l’enseignement a, d’une façon générale, continué à fonctionner dans l’esprit et la conception laissés par l’école coloniale de la formation des agents d’exécution pour les différentes institutions du pays de niveau de formation rudimentaire qui dépassait difficilement le Collège et Lycée. Selon le type de colonisation, certains pays avaient à peine une dizaine d’universitaires formés à l’indépendance. C’est dans ce contexte que les autochtones étaient appelés à prendre la relève. Sans oublier les efforts de l’UNESCO dans la création de certaines structures de formations, Les différents gouvernements ont octroyé des bourses d’études pour l’étranger, tout en créant des conditions pour la formation de la majorité qui reste au pays. Le résultat reste mitigé. Les sous-qualifications, notamment des professeurs du secondaire, sont toujours au centre des préoccupations au niveau national. Et dans l’entre-temps, de nombreux politiciens africains lèvent la voix pour souhaiter la prise en charge des besoins du milieu social dans la formation des jeunes. Entre la formation à l’étranger des jeunes africains, qui n’a pas toujours une réalité locale, et la formation locale, qui est généralement très théorique, il faut trouver ce qu’il faut pour répondre présent à l’appel des politiciens africains. La réalité est qu’il y a très peu d’éléments de réponse de la part des acteurs de terrain africains, chercheurs en l’occurrence. Les quelques rares projets, pour ne citer que le projet d’harmonisation des Programmes de Mathématiques (HPM), restent inachevés, faute des financements et surtout de volonté des Africains de se prendre en charge. Est-il qu’à ce jour, l’Afrique peine à mettre en place des structures permettant de créer les conditions de fonctionnement efficaces. Elle continue, pour exister, à suivre les traces des autres.  C’est dans ce contexte que nous inscrivons ce travail qui va dans le sens de proposer des éléments de solution au problème posé. Il consiste, en plus d’un travail épistémologique des savoirs à enseigner, à recourir au milieu socioculturel trouver le mode d’approche d’apprentissage qui crée les conditions d’articulation entre les deux milieux, scolaire et socioculturel. Le Royaume SO au Cameroun nous en offre un, très proche de la Théorie des Situations Didactiques, qui doit nourrir notre réflexion. 

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Publiée

09-07-2025