L’école burkinabè et la crise des valeurs sociales et citoyennes

Auteurs

  • Doumassomou Daniel NABIE Université Thomas SANKARA
  • Bowendsom Claudine Valérie ROUAMBA/OUEDRAOGO Université Joseph KI-ZERBO

DOI :

https://doi.org/10.55595/lakisa.v4i8.196

Mots-clés :

Civisme, crise, école, éducation, valeurs.

Résumé

L’école est perçue comme l’un des canaux incontournables pour la construction d’une nation surtout dans le contexte des pays africains. Ils sont des assemblages de peuples disparates parfois sans aucune connexion historique et culturelle. Elle permet de diffuser les valeurs, normes et règles communes qui guident une société et intensifie la solidarité entre les membres de la communauté nationale. Aujourd’hui, malgré les efforts des pouvoirs publics burkinabè et même privés d’offrir l’éducation à tous les enfants, on constate chez les jeunes burkinabè n’ayant pas vécu la période révolutionnaire une image pas reluisante en termes de valeurs sociales et citoyennes. En effet, la corruption, l’incivisme sous toutes ses formes, l’indiscipline, le vol, le non-respect de la parole donnée, etc. sont devenus une caractéristique de cette jeunesse. Quelle est la responsabilité de l’école burkinabè dans la crise des valeurs sociales et citoyennes chez les jeunes burkinabè n’ayant pas vécu la période révolutionnaire ? Cette recherche s’inscrit dans deux approches théoriques que sont le fonctionnalisme et le socioconstructivisme. Au niveau méthodologique, l’étude est purement qualitative. La technique du choix raisonné a été utilisée pour l’échantillonnage et les entretiens semi-directifs réalisés à l’aide de guides d’entretien. Au terme de cette recherche, on note que les programmes d’enseignement sont déphasage avec les réalités socioculturelles et économiques du pays ; l’école est désormais réduite à sa fonction d’instruction (elle n’éduque plus) ; nombre d’enseignants manquent de vocation, de compétence et de motivation ; certains enseignants influencent négativement leurs élèves en termes de valeurs sociales et citoyennes. En conséquence, les valeurs sociales et citoyennes burkinabè laisse à désirer. L’intégrité et l’honnêteté sont devenues des valeurs rares ; la cohésion sociale, la tolérance et la solidarité s’amenuise de plus en plus et le respect de l’autorité de l’Etat est à conquérir.

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Publiée

03-12-2024