Le travail d’étudiant au Burkina Faso : entre apprentissage, nécessite vitale et vide juridique
DOI :
https://doi.org/10.55595/lakisa.v4i8.188Mots-clés :
Travail d’étudiant, Apprentissage, Vide juridique, Nécessité, Activités rémunéréesRésumé
Les études universitaires au Burkina Faso sont davantage marquées par le phénomène du travail d’étudiant. Ils sont de plus en plus nombreux les étudiants qui, en marge des études, entreprennent des activités rémunérées. L’absence de textes législatifs spécifiques au travail d’étudiant et l’inexistence d’étude scientifique offrant des données statistiques permettant de cerner les raisons et l’ampleur du phénomène justifient la réalisation de cette recherche, dont l’objectif est d’analyser les tenants et les implications du travail d’étudiant marqué par un vide juridique. Pour atteindre cet objectif, nous partons du postulat selon lequel les étudiants exercent des travaux salariés non règlementés parallèlement à la poursuite de leurs études. L’étude se déroule dans la province du Boulkiemdé, chef-lieu Koudougou, dans la région du centre-ouest. Notre échantillon de recherche comprend cinquante personnes composées d’étudiants, d’enseignants, de parents d’étudiants. Pour la collecte des données, deux techniques ont été utilisées : la recherche documentaire et le guide d’entretien. Les principaux résultats obtenus révèlent que le travail informel exercé par les étudiants leur permet de couvrir certains besoins existentiels. Un ensemble de suggestions ont été formulées par les participants à l’étude afin de permettre une meilleure organisation et un bon encadrement capable de minimiser l’impact négatif du travail sur le processus d’apprentissage des étudiants.
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